Retour de mission à Madagascar

En août dernier, 6 Routiers scouts unitaires de France âgés de 18 à 22 ans sont partis à Madagascar avec l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu pour un camp-service de 3 semaines. Trois mois après leur retour, le rush de la rentrée universitaire passée, Bertrand, chef du clan, revient pour nous sur cette expérience hors du commun.

 

D’où est venue l’idée de partir avec Saint Jean de Dieu ?

En début d’année 2011 le clan Bayart XVI de la paroisse Saint-Augustin à Paris devait se  préparer à effectuer une mission de service au mois d’août 2012. Il n’est jamais facile de trouver, même quand on rend service, une mission qui corresponde à l’attente de nos devoirs de routiers scouts unitaire de France et des ses trois piliers que sont la prière, l’aventure et le service. C’est en retrouvant un ancien chef routier de notre paroisse, Louis, parti lui-même en 2008 avec les Frères de Saint Jean de Dieu à Madagascar, que l’idée a germé. Je suis alors entré en relation avec Dominique Soupe, le responsable du Bureau des missions de l’Ordre, qui nous a aidés tout au long de l’année pour monter le projet. Après une année de travail pour financer ce projet et grâce au soutien de l’Ordre, nous sommes partis à Madagascar le 9 août.

 

En quoi consistait votre mission là-bas ?

Notre mission sur place consistait à financer les travaux d’une école catholique d’Antananarivo. Cette école, proche de la communauté Saint Jean de Dieu, nous a accueillis les bras grands ouverts. Des scouts de la paroisse locale étaient avec nous pour faire connaissance, grandir et travailler ensemble. Le chantier a consisté à réhabiliter dix salles de classes, avec l’aide des scouts, de la communauté locale de l’Ordre et du directeur de l’école, entre la peinture des murs, des plafonds (culminant pour certain à 4 mètres de haut !), des fenêtres et des portes, la réfection des tableaux noirs des classes, et le vernissage du parquet. Ce travail nous a pris un peu plus de deux semaines. Entre chaque chantier, nous en avons profité pour visiter la région de Tananarive avec les scouts locaux et le Frère Jean-Marie qui nous a notamment fait visiter le futur Foyer de vie pour malades psychiatriques que l’Ordre est en train de construire là-bas. Après ces deux semaines de services, nous sommes partis à la découverte du pays, notamment sur  l’île Sainte-Marie, l’une des nombreuses merveilles malgaches, où nous avons été accueillis par des religieuses avant de rentrer en France.

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous partis là-bas ?

Comme tous les ans, l’idée de service était au c?ur de notre démarche, c’était le sens que nous voulions donner à notre voyage. La présence au quotidien de l’Ordre, avant et pendant le séjour, m’a permis de bien saisir quel serait notre rôle sur place. Les échanges, nombreux, que j’ai pu avoir la communauté des Frères de Saint Jean de Dieu en France ont contribué a forgé l’état d’esprit dans lequel nous sommes partis : un esprit de service et de découverte d’une nouvelle culture et d’un nouveau pays.

 

Comment en êtes-vous revenus ?

Cette mission a été pour chacun de nous un immense enrichissement personnel. Ces échanges entre deux cultures différentes nous ont fait grandir l’un par l’autre. Comme le disait Lamartine, « il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. » Cette expression exprime très bien l’état d’esprit dans lequel nous sommes revenus. Toujours plus ouvert vers notre prochain.

 

Trois mois après, de retour à la réalité française, quel bilan faites-vous de cette expérience ?

A travers ce camp, grâce à l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu et le scoutisme, qui constitue notre engagement principal, nous désirons tous continuer ce cheminement de services, d’aventures et de prières. Nous avons découvert le charisme de saint Jean de Dieu et, tout comme lui qui a voué sa vie aux pauvres et aux malades, nous aimerions marcher sur ses pas en ayant toujours un engagement et une pensée pour les personnes en difficulté que ce soit en France comme à l’étranger, comme le fait si bien l’Ordre.